propos

Ces femmes naissent de la toile comme une apparition statique, intemporelle, elles semblent douces et calmes. Cependant, dans l'ombre de leurs chairs, la violence, l'érotisme et la mort paraissent s'entremêler depuis des siècles.

" Je m'interroge face à l'amour, la beauté, la mort, le souvenir. Des liens se tissent entre ces univers.¦ Des liens aux parfums doux, voluptueux, mais parfois âcres et mélancoliques.¦ "
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Ce n'est pas tant la recherche de la ressemblance qui m'attire, mais plutôt peindre l'inconscient, faire émerger une poésie du désir, du trouble, de l'indicible ? 
Je m'interroge face aux liens entre l'amour, le souvenir, la beauté, le désir mais aussi la mort.


Le peintre est un chercheur, il fixe ses idées du moment ; jamais rassasié, tout lui échappe dès qu'il commence à vouloir saisir, et pourtant sa force il la trouve dans cette étrange et paradoxale poursuite, le désir impérieux de faire entendre les cris et les chants intérieurs dans l'immobilité silencieuse de la toile.


Le fond donne naissance au sujet, lui-même englouti par celui-ci, comme un continuum sans fin, chacun se nourrissant l'un de l'autre. Un retrait du monde où tout se noie et se régénère. ( l'orbite creuse et sans fin de la vanité de Philippe de Champaigne.)
Les passages en "non finito " et le trait de dessin sous-jacent surgissent comme un désir inassouvi, construction ordinairement cachée, ils se dévoilent comme autant d'étapes visibles du processus de création, afin peut être, d'avoir la possibilité de mieux disséquer l'humain.
Les dessins et les gravures marouflés sont une source inépuisable d'expressivité et forment un labyrinthe de hasard, de sens où rien ne se figerait.


La toile deviendrait alors une arène où se jouent les contradictions, les mystères et les paradoxes de l'humanité.

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